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Les petites crises du Honduras

Le président sortant du Honduras, Juan Orlando Hernandez, s’est déclaré dimanche soir vainqueur de l’élection présidentielle avant la proclamation des résultats officiels et à l’issue d’un scrutin marqué par des craintes de fraude. « Le décompte est plus que clair et indiscutable, nous avons gagné cette élection », a déclaré M. Hernandez devant les militants du Partido Nacional (PN, droite). Peu après, un de ses principaux opposants, Salvador Nasralla, 64 ans et candidat de l’Alliance de l’opposition contre la Dictature, une coalition de partis de gauche, a lui aussi affirmé être en tête. La décision de la Cour constitutionnelle d’autoriser la candidature de l’actuel président, M. Hernandez, alors que la Constitution interdit toute réélection, est dénoncée par l’opposition. Arrivé au pouvoir en 2013 après une élection contestée par la gauche, Juan Orlando Hernandez, 49 ans, figure parmi les trois candidats, sur neuf, qui ont une chance de l’emporter lors de ce scrutin à un seul tour, selon les derniers sondages. Outre M. Nasralla, journaliste de télévision et novice en politique, Luis Zelaya, 50 ans, du Partido Liberal (PL), l’autre formation de droite du pays, figure aussi dans le trio de tête. MM. Nasralla et Zelaya ont averti qu’ils ne reconnaîtraient pas une réélection du président Hernandez. « Nous avons constaté un processus (électoral) tranquille, l’évaluation que nous faisons jusqu’à présent est positive », a déclaré à des journalistes l’eurodéputée portugaise Marisa Matias, responsable de la mission des observateurs de l’Union européenne (UE). Le Tribunal suprême électoral (TSE), critiqué sur les réseaux sociaux pour son retard dans l’annonce des résultats officiels, assure que ces élections sont « les plus scrutées de l’histoire », avec la présence de 16.000 observateurs, dont 600 venus de l’Union européenne (UE) et d’autres venus notamment de l’Organisation des Etats américains (OEA). Pour l’heure, aucun incident n’a été relevé. Le gouvernement avait déployé plus de 35.000 policiers et soldats dans tout le pays afin de garantir la sécurité du vote, a indiqué le ministre de la Sécurité, Julian Pacheco.

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