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La bombe humaine

  • Une vieille passion aérienne

    C'est quelque chose que ma famille ne sait que trop bien : je suis passionné par les avions de chasse. Cela remonte à loin. Enfant, je ne sortais jamais sans avoir au moins un avion de chasse en poche : c'était presque devenu mon ami imaginaire. S'il ne m'accompagne évidemment plus à chaque sortie, il attend aujourd'hui un autre enfant à qui plaire : il décore la chambre de mon petit bout, et j'espère qu'un jour, il fera son bonheur. Bien sûr, cette passion s'est adoucie avec les années, mais je me suis fait la promesse solennelle qu'un jour, je m'offrirais un vol à bord d'une de ces merveilles. Chose que j'ai enfin réalisée tout récemment, en effectuant un vol en Fouga. Il est difficile de faire un retour sur le sujet, tant les émotions sont encore présentes. Mais ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est que cette expérience est clairement tout en haut du podium des activités extraordinaires que j'ai eu l'occasion de faire dans ma vie ! Les émotions que m'a offertes ce vol resteront pour toujours gravées dans ma mémoire. Je me suis aperçu à cette occasion de la différence colossale qu'il peut y avoir entre savoir une chose et la vivre. Car évidemment, je m'étais pas mal informé sur les sensations qui m'attendaient lors de ce vol un peu particulier. J'avais lu tout ce qu'il y a à savoir sur les facteurs de charge, les risques, et les nausées éventuelles. Sauf que j'avais beau savoir tout ça, je n'étais pas prêt pour autant ! C'est lorsque mon corps a dû subir physiquement tout cela que j'ai redécouvert à quel point la théorie n'est rien comparée au réel. Certaines acrobaties étaient si intensives qu'elles en devenaient effrayantes, certains virages étaient si brusques que je craignais de m'évanouir à tout instant. C'était intense au-delà des mots. Et je dois bien reconnaître que, bien que j'aie adoré ce vol, j'ai poussé un petit soupir de soulagement lorsqu'est venu le moment de rejoindre le plancher des vaches ! Il faut dire que ma tête avait pris depuis quelques minutes une intéressante couleur verdâtre. Si vous aimez les expériences extrêmes, je vous recommande en tout cas vraiment l'expérience ! Je vous mets d'ailleurs le site par lequel je suis passé pour mon vol, si vous vous sentez une âme d'aventurier. A lire sur le site de cette expérience de vol en avion de chasse.

  • Fiché S avec un port d’arme

    Ayant recensé «une centaine» de personnes fichées S susceptibles de détenir légalement une arme, le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb a souligné la présence d’un «dysfonctionnement important». Que compte faire le gouvernement pour y remédier? Les spécialistes français commentent la situation pour Sputnik. Annonçant un «dysfonctionnement important» suite au recensement d'une «centaine» de personnes susceptibles de détenir légalement une arme tout en étant inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (fiche S), le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ne dévoile pas encore les mesures concrètes qui pourraient être appliquées par l'État français pour y remédier. Interrogés par Sputnik, trois spécialistes français donnent leur avis sur la question. Pour M. Sarron, en France on recense «3 millions d'armes à feu AGRIPPA et les fichés S ne représentant que 0,003% des détenteurs légaux d'armes». «C'est énorme », affirme-t-il « mais il ne faut pas criminaliser les détenteurs légaux d'armes qui souhaitent soit se défendre, soit vivre leur passion tranquillement en citoyens libres et responsables». « On propose également, pour la réflexion globale sur la politique intérieure, de s'inspirer de l'exemple d'autres pays européens — République Tchèque ou Suisse — ou certains de ses citoyens avec une détention légale d'arme à feu ont un prérequis opérationnel à pouvoir avoir un port d'arme pour être primo-intervenant en matière de terrorisme. C'est une piste que les pouvoirs publics devront suivre en France », conclut-il. Contrairement à M. Sarron, Jean-Jacques Buigné, Président de l'Union française des amateurs d'Armes et fin connaisseur de la réglementation, estime que «le port d'arme est extrêmement rare en France», où «seuls les tireurs sportifs peuvent la transporter pour aller dans le stand de tir, mais ils n'ont pas le droit de la porter». «Cette déclaration [de M. Collomb, ndlr] a un effet politique, c'est pour faire bien. Comme il y a du terrorisme, il faut faire quelque chose, il faut que l'état ait l'impression de faire quelque chose», ironise-t-il, ajoutant que «le terroriste des Champs-Élysées, au moment d'obtenir son permis de détention d'arme, était parfaitement clean». «Le code de la sécurité intérieur dit que si le préfet craint un trouble à l'ordre public, il peut supprimer des armes. Il y a ce terme "craindre" dans l'arsenal juridique il y avait déjà la possibilité de supprimer l'arme du terroriste. Sans changer de règlementation, on pourrait lui retirer son arme avant », poursuit-il, ajoutant que cette affaire était «très subtile» parce qu'il s'agirait d' «une atteinte à une liberté individuelle». Pour Alexandre Vautravers, coordinateur du Master en sécurité du Global Studies Institute (GSI) de l'Université de Genève, la fiche S est «une nouvelle base de données» et a été créée «avec une administration supplémentaire », alors qu'en réalité «il faut travailler sur la coordination entre le domaine judiciaire et policier». «Dans la politique, dès que vous êtes au pouvoir, vous devez montrer des signes visibles de changement. On crée une nouvelle loi, alors qu'ils ne font que drainer les ressources supplémentaires, sans résoudre le problème», a-t-il martelé, ajoutant qu'«au mois de novembre, la présentation d'une nouvelle série de lois va introduire la quasi-totalité des mesures prévues jusqu'ici dans l'état d'urgence, vont pérenniser ces moyens pour les forces de l'ordre ».

  • Frisco

    Je ne rajeunis pas. J'en ai encore eu la preuve dernièrement. Il y a quelques semaines, j'ai en effet participé à un voyage de groupe à San Francisco avec ma femme. Ce qui peut paraître à première vue quelconque a été une véritable révolution, pour notre part. Parce que c'était en fait la première fois que nous passions par un voyage de groupe. Nous sommes toujours partis par nous-mêmes, quitte à construire nos itinéraires nous-mêmes un an à l'avance pour les voyages complexes. Nous réservions tout nous-mêmes, des véhicules aux hébergements. Nous en parlions pendant des heures et cela nous permettait de nous projeter. Nous avons eu notre content de galères de temps à autre, mais même alors, nous n'avons jamais imaginé voyager sans faire nous-mêmes nos préparatifs. Mais cette époque, apparemment, est aujourd'hui révolue. Peut-être suis-je en train de devenir paresseux, parce que pour une fois, j'en ai eu ras-le-bol de tous ces préparatifs. J'ai eu envie qu'un professionnel s'occupe de tout ça à notre place, afin que nous puissions profiter sans stresser. Et au final, j'ai vraiment apprécié un tel luxe, le fait de laisser quelqu'un prendre en charge l'organisation, les horaires et les contraintes matérielles. Ne plus avoir à s'angoisser parce qu'on ne trouve pas l'hôtel où l'on est censé dormir (combien de fois cela ne nous est pas arrivé !) est pour moi un vrai luxe. Si je n'avais qu'un reproche à faire au voyage de groupe, c'est qu'on est en groupe (logique), et donc un peu moins libre de ses mouvements. Mais pas tant que ça, en définitive. Les agences semblent avoir compris que ce n'est pas parce qu'on voyage en groupe qu'on veut forcément rester chevillé aux autres. Nous nous sommes octroyés des instants de liberté où ma chérie et moi sommes partis en promenade pour respirer un peu. Du coup, grâce à ces interruptions, nous n'avons pas été importunés par la cohabitation avec le reste du groupe. Et puis, le côté festif qui régnait dans le groupe a fait que tout s'est bien déroulé de A à Z. J'étais légèrement défiant à l'idée de ce voyage de groupe, mais cela a finalement été une excellente surprise. A tel point que nous restons en contact avec un autre couple, et qu'on parle déjà de refaire un prochain voyage avec eux ! On peut donc dire que j'ai définitivement cédé aux sirènes du confort. Je vous mets d'ailleurs un lien vers le site de l'agence qui s'est occupée de ce voyage de groupe : il n'y a pas de raison à ce que je sois le seul à céder à la tentation. :p Les voyages de groupe, c'est formidable ! Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de ce voyage groupe à San Francisco.