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La bombe humaine

  • Le financement du crédit vendeur

    Près de 90% des propriétaires d'entreprise n'ont jamais vendu une entreprise auparavant. Donc, si vous êtes au début de votre recherche sur la façon de vendre votre entreprise et n'avez pas la moindre idée par où commencer, vous n'êtes probablement pas seul. L'un des nombreux termes utilisés dans les discussions entourant les acquisitions d'entreprises ou les ventes d'entreprises est le financement des vendeurs. Ce terme est celui qui sollicite presque immédiatement une réaction négative de la plupart des vendeurs, mais il ne devrait pas être craint! Il devrait être appris et compris comme un outil pour aider à vendre votre entreprise. La majorité des entreprises qui vendent aujourd'hui comprennent un certain pourcentage de financement par les propriétaires. Avec un taux de rejet d'environ 80%, le processus de demande SBA n'est souvent pas une option pour de nombreuses entreprises et acheteurs. Les entreprises qui annoncent le financement des vendeurs ainsi que leur vente génèrent significativement plus de demandes de renseignements ainsi qu'un prix de vente plus élevé de 15% (estimation fournie par Bizbuysell.com). Le financement par le vendeur présente de nombreux avantages, de même que certains risques. Il est donc important que l'acheteur et le vendeur se sentent à l'aise dans la transaction. Dans la discussion qui suit, j'aborderai les questions courantes liées à la question du financement par les vendeurs dans l'espoir d'ouvrir la discussion pour les futurs vendeurs et leurs acheteurs. Qu'est-ce que le financement par les vendeurs? Le financement du vendeur est un prêt fourni par le propriétaire actuel d'une entreprise au nouveau propriétaire de ladite entreprise. Pourquoi le financement par les vendeurs? Les acheteurs négocient le financement du vendeur pour un certain nombre de raisons. Premièrement, ils peuvent être incapables de payer l'entreprise au prix demandé. Deuxièmement, la transaction commerciale, en tant que telle, ne sera pas admissible à un prêt traditionnel. Enfin, il peut y avoir un niveau d'incertitude que l'entreprise continuera à avoir du succès sans le propriétaire précédent à sa tête. Ainsi, la volonté d'un propriétaire de financer une partie de la vente donne souvent à cette entreprise un avantage sur la concurrence, en supprimant une partie de l'incertitude de l'acheteur. Comment le vendeur est-il protégé? Il est important qu'une transaction financée par le vendeur soit gérée par des professionnels qui peuvent offrir des conseils et construire des documents qui protègent à la fois les intérêts de l'acheteur et ceux du vendeur. Typiquement, un billet à ordre est établi qui illustre les détails de l'accord. Cette note inclut le recours que le vendeur peut prendre si un acheteur fait défaut sur le billet. Dans la vente d'une petite entreprise, le scénario le plus probable est que le vendeur aurait le droit de reprendre possession de son entreprise précédente. Des voies de recours supplémentaires pourraient consister à utiliser les biens de l'entreprise en garantie ou à utiliser une garantie personnelle de l'acheteur. L'utilisation d'un conseiller professionnel pour construire les termes du billet garantira que les actions de recours sont bien structurées. Quels autres termes sont décrits dans le billet à ordre? Les termes de la note sont construits afin de donner à l'acheteur suffisamment de temps pour rembourser le billet. Les paiements doivent être d'un montant que l'acheteur peut se permettre du revenu d'entreprise tout en continuant à faire fonctionner l'entreprise à un niveau optimal. La dernière chose que l'une ou l'autre partie veut, c'est que les conditions du prêt limitent l'acheteur et finissent par les mettre à la faillite. Pour cette raison, la durée du financement du vendeur varie en fonction de facteurs tels que: la taille du prêt, le revenu de l'entreprise et l'investissement en capital de l'acheteur. Le taux d'intérêt appliqué sur un billet de financement vendeur est généralement conforme aux taux bancaires en vigueur. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste de challenge commercial.

  • Les troubles de l’information

    Les réseaux sociaux nous obligent à vivre nos vies de manière publique, nous mettent sous les projecteurs dans un spectacle quotidien, comme le sociologue Erving Goffman l’avait formulé dès 1956 dans son ouvrage la Mise en scène de la vie quotidienne 1 : La présentation de soi. Il est aujourd’hui de plus en plus difficile de mener une vie entièrement privée - non seulement de préserver ses données personnelles des sociétés privées et des gouvernements, mais aussi de préserver d’une diffusion publique ses centres d’intérêts, ses déplacements et, plus inquiétant encore, ses habitudes en matière d’information. La raison en est que ceux qui créent ou diffusent la désinformation ou «mésinformation» ont quatre types de motifs : politique (à des fins de propagande), financier, psychologique (pour la satisfaction personnelle d’afficher son attachement ou sa haine envers telle personne ou tel objet) et social (pour renforcer une appartenance à certaines «tribus» ou certains groupes). Les réseaux sociaux sont conçus de façon telle que nous sommes constamment en train d’évaluer les autres, tout en étant nous-mêmes évalués. D’ailleurs, notre «soi» est dispersé entre plusieurs réseaux - plateformes, et nos décisions, qui sont des performances publiques ou semi-publiques, sont motivées par le désir de faire bonne impression sur nos publics, nos audiences réelles autant qu’imaginées. Nous acceptons à contrecœur ces performances publiques lorsqu’elles concernent nos habitudes d’internautes en matière de voyages, de shopping, de rencontres et de sorties au restaurant. Nous savons ce qu’il en est : ces applications sont gratuites en échange des données que nous abandonnons, et nous acceptons le fait qu’elles ont besoin de ce «partage» public de notre mode de vie pour inciter les membres de notre réseau à se connecter et à consommer. Mais, et c’est crucial, les mêmes forces ont eu le même effet sur notre façon de consommer l’information, les «news». Avant que nos médias ne deviennent des réseaux sociaux, seuls les amis proches et la famille savaient ce qu’on lisait, ce qu’on regardait - et si on désirait garder tous ses péchés mignons pour soi, c’était possible. Aujourd’hui, pour ceux d’entre nous qui consomment l’information par les réseaux sociaux, ce qu’on «aime» et ce qu’on «suit» est visible par beaucoup, voire même, dans le cas de Twitter, par tous. La consommation d’informations est devenue un spectacle qui, aujourd’hui, ne peut plus être centré uniquement sur l’information elle-même, ni même sur le divertissement. Ce qu’on choisit d’«aimer», de «liker», les «pages» auxquelles on s’abonne : tout ça fait partie de notre identité, ce sont des indications de classe et de statut social, et, le plus souvent, de convictions politiques. Donc, lorsqu’on tente de comprendre pourquoi les gens partagent et relaient des informations fabriquées, manipulées ou mensongères, il faut comprendre que ces «partages» et ces «retweets» ont une fonction capitale qui n’a rien à voir avec le fait de vérifier si une info est vraie ou fausse. L’acte de partager est en son essence un signal donné aux autres que nous sommes en accord avec le sentiment exprimé par le message en question. On veut se sentir relié aux autres, et ces mini-performances nous permettent de le faire. Cet état de faits prend bien plus de sens à la relecture du travail du théoricien de la communication et de l’information James W. Carey. Il avançait la nécessité de prendre en compte l’aspect rituel dans la démarche de chercher, de consommer et de donner du sens à l’information. C’est dans cette optique qu’il a affirmé : «Les actualités ne sont pas de l’information, mais du théâtre.» Une vision rituelle de la communication «considérera la lecture du journal non comme une transmission ou une acquisition d’informations, mais plutôt comme la participation à une messe», où, d’après Carey, «une vision particulière du monde est représentée et confirmée». James W. Carey a juxtaposé cette manière d’envisager la communication avec «le modèle de transmission de la communication», la grille de lecture qu’on lui applique le plus souvent et selon laquelle ce qui compte, c’est simplement la mécanique qui permet qu’un message soit transmis de l’émetteur A au destinataire B. Et bon nombre des solutions proposées pour lutter contre la diffusion de la désinformation entrent dans cette catégorie. L’année passée, on a beaucoup parlé de la nécessité de faire éclater sa «bulle de filtres» et de diversifier les comptes et les personnes suivis. Mais comment le faire quand toutes ces actions sont publiques ? Faut-il expliquer à son réseau pour quelle raison on s’abonne à une page Facebook ultra-partisane dont les opinions politiques sont diamétralement opposées aux nôtres ? Et comment «aimer» un tweet à des fins de recherches lorsque cette action elle-même est publique ? Voir Twitter vous annoncer que votre ami qui déteste le plus Trump vient d’«aimer» un de ses tweets peut être légèrement perturbant. Voici ce qu’il faudrait faire pour corriger tout ça. Les réseaux sociaux doivent cesser de montrer par défaut tout ce que nous faisons. Ceci, en particulier dans les cultures collectivistes, encouragera les utilisateurs à s’exposer à une plus grande diversité de points de vue et d’analyses sans crainte d’être jugés. Suivre» suggère inconsciemment une forme d’adhésion et crée une résistance émotionnelle à la fréquentation d’opinions différentes. «Ami» connote pour sa part un lien que personne n’a envie de tisser avec ceux qui ont des opinions diamétralement opposées, même s’ils peuvent attiser la curiosité. C’est la même chose avec «j’aime» lorsqu’on voudrait avoir accès sur Facebook à certaines publications. On pourrait plutôt se servir de métaphores et de mots plus neutres comme «se connecter à quelqu’un», «s’abonner à un titre», «mettre un marque-page sur un article», etc. Pour que les actualités servent à quelque chose dans les démocraties représentatives, elles doivent s’adresser aux esprits plus qu’aux tripes. Il faut aussi que nos réactions à l’actualité soient moins émotives. Il est bon d’exprimer ses émotions pour une chanson, ou de l’«aimer», mais le domaine de l’information est différent ; c’est un champ où l’impartialité, la justesse, l’équité et la précision sont importantes. «Aimer» une actualité, c’est comme trouver une chanson précise ou impartiale. Comme le confirmerait Guy Debord, nous avons évolué. Nous sommes passés de «être informé» à «avoir l’information» pour enfin «avoir l’air informé». Même si l’architecture des plateformes n’est pas la cause première des proportions prises aujourd’hui par la fabrication des désinformations, ces dispositifs sont une des principales raisons de leur propagation.

  • Les exportations françaises vers la Belgique

    En 2016, plus de 45 800 entreprises ont exporté vers la Belgique depuis la France, pour un montant de 30,1 milliards d’euros, soit 6,8 % des exportations françaises. Dans un contexte de faible dynamisme du marché belge (+ 1,4 % de croissance en 2016), les exportations françaises vers la Belgique (- 0,9 %) se replient de façon modérée en 2016, à un rythme toutefois inférieur à celui de l’an dernier (- 2,7 % en 2015, après – 5,1 % en 2014). Ainsi, la part de la Belgique dans le total des exportations se stabilise à 6,8 % en 2016. La Belgique, qui était le 2e client de la France en 2014, se classe 6e en 2015 et 2016. La Belgique reçoit 11,4 % des exportations de la France vers l’Union européenne. La part de marché à l’exportation de la France en Belgique s’établit à 9,7 % en 2015, nettement supérieure à celle de la France dans les exportations mondiales de biens (3,1 %). Selon les statistiques belges, la France serait le 3e fournisseur de la Belgique en 2015, derrière les Pays-Bas et l’Allemagne. Quatre secteurs sont à l’origine de la moitié (56 %) des exportations françaises vers la Belgique : les matériels de transport (18 %), les produits issus de l’industrie agroalimentaire (16 %), les produits chimiques et parfums (11 %), les équipements et machines (11 %). Les ventes de matériels de transport (+ 10,1 %) et d’équipements et machines (+ 5,9 %) à destination de la Belgique affichent des taux de croissance particulièrement élevés en 2016. En léger repli l’an dernier, celles de l’industrie agroalimentaire retrouvent le chemin de la croissance en 2016 (+ 1,7 %). À l’inverse, les exportations de produits pharmaceutiques (- 11,2 %) et chimiques (- 1,1 %) continuent de reculer. Au regard du poids du marché belge dans les exportations par secteur, la Belgique ressort comme un débouché important pour les exportateurs de produits agroalimentaires et agricoles, pharmaceutiques et du secteur Bois, papier, carton, qui exportent plus de 10 % du total de leurs ventes à l’étranger vers la Belgique.